Critique L'Opéra Macabre [Roman]

Publié le par Avenue De L'Horreur

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Auteur(s) : Jeanne Faivre d'Arcier
Pages : 528
Editeur :
Bragelonne
Collection : Fantastique
Date de sortie : 12 juillet 2013
Pays : France
Saga : Le Dernier Vampire

 

 

On a beau être vampire,on n’en est pas moins femme...

 

Des maisons closes d’Alger aux dédales de Bombay, des ruelles sombres de Séville aux bûchers funéraires de Bénarès, les créatures de la nuit ne cessent d’envoûter les humains qui croisent leur route. Mais aujourd’hui comme hier, Carmilla, la sublime danseuse de flamenco vampire, ou Mâra, la Déesse écarlate, qui fut l’amante du Prince des Démons avant de devenir la favorite de nombreux maharadjahs, restent femmes jusqu’au bout des ongles : leurs passions et leurs vengeances sont implacables, surtout lorsqu’elles se piquent d’aimer des tueurs de vampires ou d’exterminer les buveurs de sang assez fous pour les combattre.

Entre l’or rouge et la magie noire, la crasse des théâtres et les sortilèges des palais indiens, la guerre du sang s’annonce plus funeste que jamais...

 

Avis de Zabou

 

Précédent le roman Le Dernier Vampire, L’Opéra Macabre de Jeanne Faivre D’Arcier nous revient dans une édition revue et corrigée qui regroupe les romans vampiriques Rouge Flamenco et La Déesse Ecarlate. Voilà de quoi ravir les adeptes des vampires sanguinaires.

 

On a beau être vampire, on n’en est pas moins femme…

Des maisons closes d’Alger aux dédales de Bombay, des ruelles sombres de Séville aux bûchers funéraires de Bénarès, les créatures de la nuit ne cessent d’envoûter les humains qui croisent leur route. Mais aujourd’hui comme hier, Carmilla, la sublime danseuse de flamenco vampire, ou Mâra, la Déesse écarlate, qui fut l’amante du Prince des Démons avant de devenir la favorite de nombreux maharadjahs, restent femmes jusqu’au bout des ongles : leurs passions et leurs vengeances sont implacables, surtout lorsqu’elles se piquent d’aimer des tueurs de vampires ou d’exterminer les buveurs de sang assez fous pour les combattre. Entre l’or rouge et la magie noire, la crasse des théâtres et les sortilèges des palais indiens, la guerre du sang s’annonce plus funeste que jamais…

 

Les deux romans que propose cette intégrale ont certains de leurs personnages en commun : deux jeunes femmes devenues vampires.

 

Dans Rouge Flamenco, nous faisons rapidement connaissance avec Carmilla qui officie avec talent dans les cabarets et qui semble s’intégrer dans le monde. La suite nous mène à une rencontre durant laquelle notre femme vampire va nous dévoiler toute son histoire. On évolue dans son passé humain, en passant par sa transformation, ainsi que dans son univers quotidien. Carmilla œuvre pour la modernité, si elle ne rejette pas son statut de créature sanguinaire, elle se lance dans la science pour trouver un autre moyen de survivre et de ne pas rendre inéluctable les attaques sur les humains. Cela va bien évidemment lui attirer les foudres de vampires bien plus ancrés dans la tradition. Mon gros coup de cœur, outre la sublime plume de l’auteur et le rythme effréné de l’intrigue, réside dans le chapitre "Un Séjour Au Cimetière". Nous vivons la renaissance en créature de la nuit de Carmilla. Le chapitre est à couper le souffle et une véritable incursion dans l’univers vampirique. Il n’est pas souvent donné de pouvoir lire un tel passage. L’histoire met aussi l’accent sur la quête de Carmilla, privée de son créateur, qu'elle désire plus que tout retrouver.

 

La Déesse Ecarlate met en avant Mara, un temps amante de Carmilla. Le style de l’auteur, toujours aussi efficace, nous entraîne en Inde et nous plonge dans ses coutumes. Le thème est abordé de manière bien originale et nous prend aux tripes dès le départ. L’univers hindou prend une place capitale dans le récit et s’impose même comme un de ses piliers. Les personnages ont une histoire et une personnalité bien travaillées. L’humour s’invite aussi à la partie et rend le déroulement plus fluide. Encore une fois, il est impossible de refermer le roman sans en avoir lu la dernière page. Jeanne Faivre d’Arcier sait utiliser sa plume et le prouve encore une fois ici.

 

L’Opéra Macabre est sans conteste un incontournable de cet été. Riche et documenté, il occupera vos soirées estivales de manière bien sanglante. Exit les vampires attendrissants, les terreurs sanguinaires sont de retour et nous, on adore !

 

5

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