Test The Evil Within [Xbox One]

Publié le par Avenue De L'Horreur

Type de jeu : Survival Horror
Éditeur : Bethesda
Développeur : Tango Gameworks
Date de sortie France : 14 octobre 2014
Classification : PEGI 18
Multijoueur : Non
Testé sur : Xbox One
Existe aussi sur : PC, Ps4, Ps3, Xbox 360
Testeur : Kenshu

Note

1996, Quelque part en France…J’ai 17 ans, et pour moi les jeux vidéos sont une religion : j’en ai tellement bouffé que j’ai l’impression que plus rien ne parviendra à me bluffer. Je dévore tous les magasines papiers traitants du sujet, et depuis quelques mois, un titre attire ma curiosité… BioHazard, de quoi s’agit-il ? Je n’en sais fichtrement rien, mais la presse spécialisée en fait des caisses et promet aux joueurs du monde entier une expérience jusque-là inconnue.

Jour de paye (pas énorme, je suis apprenti), pas de loyer à payer (merci papa et maman), je fonce dans la boutique du coin afin d’assouvir pas passion de gamer et d’acheter l’une des nouveautés du mois. Resident Evil, il est enfin là ! Il a certes changé de nom pour le continent européen, mais ce fameux titre est désormais disponible ! Hop ! Ni une ni deux, je suis de retour dans ma chambre et j’insère fébrilement le CD dans ma jolie Playstation. Un écran titre rouge sang, une voix off intrigante : aucun doute, il ne s’agit  pas du dernier Mario Bros !

S’en suit une cinématique d’introduction jubilatoire (mais ô combien kitch !) contenant : des mauvais acteurs, des chiens zombies, une forêt lugubre et un manoir des plus sinistre.

La suite, vous la connaissez tous et toutes : Resident Evil deviendra le jeu mythique par excellence : un genre nouveau (inventé tout de même quelques années plus tôt par Fréderic Raynal pour son sublime Alone In The Dark) qui fiche diablement les jetons, des scènes inoubliables, des personnages attachants, et surtout un créateur : Shinji Mikami.

Le monsieur développera pour son éditeur Capcom plusieurs titres de la franchise avant de tourner les talons et de créer sa propre boîte de développement. Bien entendu, cela ne s’est pas fait sans heurts pour les joueurs, car il faut bien reconnaître que depuis le départ du maître, la série vidéoludique (qui appartient toujours à Capcom) à plongée dans les abysses de la médiocrité avec des épisodes 5 et 6 complètements ratés.

2012, le maître annonce son retour dans le genre et promet un jeu qui reviendra aux sources de l’horreur : de la difficulté, de l’angoisse, une ambiance malsaine… Deux ans plus tard, le jeu est enfin prêt : signe-t-il le renouveau du survival horror ? Réponse dans quelques lignes…

Dès les premières minutes, le titre vous transporte dans un univers glauque, gore, et multiplie les clins d’œil à de nombreux films ou jeux du genre : Resident Evil (bien sûr), Silent Hill, Massacre A La Tronçonneuse, Saw et j’en oublie…non, Mr Mikami ne copie pas : il prend le meilleur de chaque, le mélange, et obtient un résultat surprenant qui deviendra à coup sûr la nouvelle référence en la matière !

 En effet, s’il ne brille pas par l’originalité de son scénario de base (un inspecteur de police aux prises avec des forces démoniaques dans un hôpital psychiatrique), le soft prend son envol grâce notamment à un script finalement plus abouti qu’il n’y parait de prime abord, mais aussi et surtout par la puissance de son level design. Non seulement les décors sont sublimes, tant en terme d’esthétique que de diversité, mais ils proposent également un détail hallucinant pour certains, bourré d’effets de particules du plus bel…effet !

Techniquement parlant, les mauvaises langues diront que certaines textures font peines à voir, que l’animation bridée à 30 images/secondes est indigne d’une console next-gen ou encore que l’affichage tardifs des éléments du décor donnent l’impression de jouer à un jeu sorti il y à plus de cinq ans…certes…mais le principal, et c’est bien là le plus important dans un jeu vidéo, reste l’immersion et le plaisir de découvrir toutes les finesses du gameplay, et sur ces points, The Evil Within est ce qui ce fait de mieux , tout simplement. Diversité, c’est bien ce mot qui pourrait symboliser le plaisir de jouer au dernier titre de Mikami, tant au niveau du bestiaire, des niveaux (alternance extérieur, intérieur, jour, nuit, orage, soleil, couloirs sordides, cimetière, caves voutées et j’en passe), le tout bien entendu dans un climat de tension permanent qui ne vous lâche pas, de la première à la dernière seconde de chaque chapitre joué.

Vous êtes acharné du pad et la relative facilité des récentes productions vous hérisse le poil ? Aucun souci, car une fois encore, The Evil Within se pose là. La mort sera très souvent votre compagnon de route, pas d’une façon punitive, mais plutôt de façon à apprendre de vos erreurs et de réfléchir différemment à une énigme proposée ou à se débarrasser d’ennemis bien coriaces.  Pour venir à bout des pièges tendus, le héros Sebastian Castellanos sera équipé en cours de route des habituels pistolets, fusil à pompe, fusil à lunette, mais aussi d’une arbalète que vous pourrez crafter afin d’obtenir des carreaux incendiaires, paralysants ou encore explosifs. Les munitions, peu nombreuses, vous feront réfléchir à deux fois avant d’utiliser la force brute, il sera ainsi très souvent conseillé d’éliminer ou d’esquiver les forces ennemies furtivement. Ce qui fait, encore une fois, la force d’un survival digne de ce nom.

Vous l’aurez compris, The Evil Within est pour moi un véritable coup de cœur, grimpant tout là-haut, aux côtés des inoubliables Resident Evil 1 et 4, et deviendra un classique indémodable, à l’instar des deux prénommés. Sans ses petits défauts techniques, sans doute aurait-il été affublé de la note maximum, mais que voulez-vous, il paraît que la perfection n’existe pas… Mais on s’en rapproche grandement. Merci Tango, merci Bethesda et merci à Shinji Mikami qui m’a fait revivre mes 17 ans, chose que je pensais impossible… La vie nous réserve encore de belles choses !

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GreG 28/10/2014 14:21

Une critique qui fait diablement envie... Merci AvenueDeL'Horreur !