En DVD et BluRay le 1er mars 2012 chez Emylia
Réalisé par Lucky McKee
Avec : Pollyanna McIntosh, Sean Bridgers, Angela Bettis
Synopsis
La femme évoquée par le titre est la dernière survivante d’un clan qui a erré sur la côte nord-est des Etats-Unis depuis des décades. Elle demeure seule, gravement blessée et vulnérable,
devenant
alors une proie très facile pour un chasseur du coin, Christopher Cleek, par ailleurs avocat brillant et père de famille sérieusement perturbé. Poussé par ses idéaux tordus, Cleek s’embarque
dans
un projet détraqué, celui de capturer et « civiliser » cette femme – une décision qui bientôt mettra en danger les vies de tous les protagonistes.
Mon Avis:
Après avoir remporté deux prix au Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg 2011 et une apparition au Festival de Gérardmer 2012, la réalisation de
Lucky McKee, The woman arrive directement en vidéo. Un film bien prometteur que voilà, alors la bonne surprise sera-t-elle au rendez vous ?
La femme évoquée par le titre est la dernière survivante d’un clan qui a erré sur la côte nord-est des Etats-Unis depuis des décades. Elle demeure seule, gravement blessée et vulnérable, devenant
alors une proie très facile pour un chasseur du coin, Christopher Cleek, par ailleurs avocat brillant et père de famille sérieusement perturbé. Poussé par ses idéaux tordus, Cleek s’embarque dans
un projet détraqué, celui de capturer et « civiliser » cette femme – une décision qui bientôt mettra en danger les vies de tous les protagonistes.
Profitez bien de ce synopsis car je ne vous en dévoilerais pas vraiment plus durant ma chronique, car vous faire part du déroulement de l’intrigue gâcherait votre visionnage et The
woman fait partie des rares films qu’il faut découvrir à 100% pendant un visionnage. Les premières images semblent vouloir un court instant nous mettre à l’aise avant le voyage en enfer
que nous réserve la suite. On comprend bien vite que nous avons affaire à une famille plus qu’étrange dans un monde normal. Ce qui va bien vite susciter des interrogations.
Le casting est magistralement bien entré dans le film, chacun totalement dans son rôle, le réalisme des nombreuses situations est aussi tranchant grâce à leur jeu.
S’il est certain qu’une lancinante torture psychologique s’installe, elle s’accompagne d’effets gores plus que réalistes. Les bruitages et le sang sont une réussite. Attention les haut-le-cœur ne
seront jamais bien loin face au drame brutal que The woman nous propose. Les « mâles » dérangés de cette famille nous apparaissent sans limite et chaque instant semble pouvoir
tourner au carnage. Le sujet abordé ici est unique et ne sent pas le déjà vu. Il est difficile de définir d'où va surgir l'horreur, toujours est-il qu'une ambiance unique plane sur l'ensemble du
film.
L’intensité du long métrage nous mène à un dernier quart d’heure qui vous retournera à coup sur les boyaux, une apothéose dans l’horreur comme on en voit trop rarement. A force de multiples
visionnages de genre on croit s’habituer à tout mais c’était sans compter sur Lucky McKee qui nous livre un film hors norme qui vous prend aux tripes de l’intérieur.
The woman est ingénieux de cruauté, oppressant et malsain sans jamais tomber dans l’excès. Un long métrage maitrisé que tout fan du genre se doit de posséder !
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