Critique Malveillance

Publié le par Avenue De L'Horreur

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Réalisé par : Jaume Balaguero
Scénario de : Alberto Marini
Acteurs : Luis Tosar, Marta Etura
Année de production : 2011
Date de sortie en DVD/Bluray en France : 06 juin 2012 (Wildside)
Date de sortie au cinéma en France : 28 décembre 2011
Pays : Espagne
Saga : -

 

Synopsis

 

César est un gardien d'immeuble discret et serviable. Mais sa fonction lui permet de s’immiscer dans les appartements des habitants et lui laisse le temps de connaitre toute leur vie. Il devient alors obsédé par l'une des habitantes, la jeune et jolie Clara...

 

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Avis de Nevarc

 

Jaume Balaguero est connu pour ses récits fantastico-horrorifiques tels que les excellents Secte sans Nom (1999), Fragiles (2005) ou encore le film désormais culte, [REC]. Ici, avec Malveillance, il retourne au thriller non fantastique plus proche de La Secte sans Nom que de ses métrages plus récents.

Déjà, le scénario est d'une précision et d'une minutie rares. La mise en place de l'obsession de César, de son secret est très bien exposé au spectateur. Le script prend le temps qu'il faut pour tout expliquer et bien mettre en place la personnalité de chaque personnage secondaire. Il n'y a aucune concession, on se retrouve en position de voyeur, tout comme le protagoniste. On observe les faits et gestes des habitants de l'immeuble de son point de vue. D'ailleurs, tout le parallèle entre le jour, il est un concierge charmant et attentionné, et la nuit, où il devient comme un psychopathe obsessionnel sombre et potentiellement dangereux, est très bien travaillé.

La performance de Luis Tosar (excellent acteur de Même la Pluie d'Icíar Bollaín ou encore de Cellule 211 de Daniel Monzón), bien que toute en retenue et sobre, est parfaite pour le personnage. Renfermé sur lui même, ses yeux sont le moyen d'expression principal du film, les scène d'"observation" étant quasiment toutes muettes. On peut aussi noter les bons rôles secondaires comme Clara, la dame aux chiens, le père de famille etc. représentatifs de la mini-société qu'est l'immeuble gardé par César.

La mise en scène de Balaguero est une fois de plus exemplaire, sans grands mouvements de caméra, tout en restant dans un huis clos (on ne quitte jamais l'immeuble). Il parvient à faire vivre l'immeuble. Les travellings nous emmènent dans la subjectivité de César et nous rend nerveux, dans la position du voyeur.

Mention spéciale pour la musique de Lucas Vidal, pleine de lyrisme et de malice, qui dépeint cet univers avec brio. Elle nous transporte au travers d'un thème principal captivant et même envoûtant, grâce aux airs de piano notamment, ce qui est symptomatique du métrage.

En somme, c'est un très bon film signé par l'un des meilleurs réalisateurs de genre du moment. Il ne faut surtout pas y passer à côté !

4

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