Critique Les larmes de la malédiction

Publié le par Avenue de l'horreur

Les larmes de la malediction

 

LES LARMES DE LA MALEDICTION - 1961

Réalisé par Rafael Beladon
Ecrit par Fernando Galiana
Avec : Rosita Arenas, Abel Salazar, Rita Macebo, Carlos Lopez Moctezuma, Enrique Lucero...

L'histoire :

Le retour d'Amélia dans l'austère manoir familial est une aubaine pour sa tante Selma. Dernière descendante de La Pleureuse, puissante sorcière jadis torturée à mort, Amélia a le pouvoir de la ressusciter le jour de son 25ème anniversaire. Selma qui attend ce jour depuis tant d'années est prête à tout pour sacrifier sa nièce sur l'autel et acquérir les terribles pouvoirs de la Pleureuse. Aidée de son dévoué serviteur Juan, Selma la maléfique ne reculera devant rien...

 

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Avis de Billy Loomis:

 

Voilà une belle découverte du cinéma mexicain. Années 60, l'Age d'Or du fantastique gothique (Roger Corman démarre son cycle d'adaptation d'Edgar Allan Poe, Mario Bava, la Hammer, etc...) et certains réalisateurs du pays vont suivre cette vague...

Les larmes de la malédiction est grandement influencé par le chef d'œuvre de Mario Bava Le masque du démon, ici le scénariste va s'inspirer d'une légende locale : La Pleureuse et suivre les codes du genre.
Tout comme son modèle Le masque du démon, Rafael Beladon propose une intro qui interpelle (sans toutefois atteindre l'intensité du film de Bava), nous pouvons y voir Selma et ses chiens au loin (telle Barbara Steele découvrant des invités surprises dans sa cour) observant un massacre, une Selma inquiétante aux orbites vides (on notera déjà une certaine qualité au maquillage).
Une fois le générique passé, nous suivrons donc Amélia en compagnie de son mari, tout deux bien partis pour de pénibles moments...

Rafael Beladon fait preuve de maîtrise, sans toutefois surpasser ses modèles il réussit à créer une atmosphère inquiétante et sombre... Et parvient à captiver le spectateur dans son quasi unique lieu d'action : le Manoir ! Sur un assez bon rythme, l'histoire offre de bons moments et les quelques séquences horrifiques font leur effet (l'attaque des molosses, l'apparition du mari à l'allure très Freak...), séquences appuyés par d'honorables trucages, certes les décompositions de visage reste du déjà vu, mais il n'empêche que les effets soient réussis : apparition dans le miroir et maquillages... Ce qui m'amène au final, au 12 coups de minuit (le 25è anniversaire d'Amélia), où Beladon met en scène un moment de tension efficace où il illustre la cloche dans cet acte final. Le 12è coup de l'imposante cloche sonne l'heure de la décomposition du manoir (cette fois) et l'heure où nos victimes affrontent le Mal sous une pluie de débris...

Les larmes de la malédiction reste une petite perle du cinéma bis mexicain (et j'ai l'impression qu'il en a bien à offrir !!), sans toutefois innover Rafael Beladon se présente ici en amateur du genre, mettant en scène une légende en suivant les fidèles codes de l'épouvante gothique : brume, Manoir, revenant et toujours le charme du noir et blanc..

Une belle découverte, les amateurs apprécieront.

4

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