Critique et Test Antiviral

Publié le par Avenue De L'Horreur

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Réalisé par : Brandon Cronenberg
Scénario de : Brandon Cronenberg
Acteurs : Caleb Landry Jones, Sarah Gadon, Malcolm Mcdowell, Douglas Smith, Joe Pingue, Nicholas Campbell
Année de production : 2012
Date de sortie en DVD/Bluray en France : 19 juin 2013 (TF1 Vidéo)
Date de sortie au cinéma en France : 13 Février 2013
Pays : Etats-Unis
Saga : -
Anecdote(s) : -

 

Synopsis

 

Dans un monde où le culte du star system a atteint une apogée maladive, Syd March travaille pour une clinique injectant les virus des plus grandes stars à des fans transis. Syd en profite également pour voler et dealer sur le marché noir les précieux virus en utilisant son propre corps. Infecté par la maladie ayant tuée la starlette Hannah Geist, poursuivi par des collectionneurs pirates, Syd va tenter de trouver un remède avant de succomber lui aussi à l'infection...

 

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Avis de JackBurton

 

Difficile d'être un "fils de" dans le milieu de la réalisation. Souvent comparés à leurs ascendants, les réalisateurs  issus de familles célèbres n'ont que peu de chance de s'affranchir de ces derniers.
Fille de Michael Mann, Ami Caanan Mann s'était méchamment vautrée avec son Texas Killing Fields de triste mémoire, Sofia Coppolla elle, tape dans quelque chose de franchement différent, pour un résultat souvent inégal mais disposant d'une véritable identité.


Jusqu'a présent, la seule exception notable à cette règle reste Jennifer Lynch avec son excellentissime Surveillance, thriller malsain à souhait et superbement shooté.
Pour son premier long métrage, Brandon Cronenberg, fils du réalisateur de génie David Cronenberg (La Mouche, Scanners, Vidéodrome...) tombe malheureusement dans l'écueil le plus banal du cinéma contemporain : "faire comme papa".


Travaillant dans une clinique spécialisée dans l'injection de virus de stars, Syd March joue sur les deux tableaux. Commercial en journée, il est également vendeur de ces virus sur le marché noir, qu'il s'injecte dans les veines pour pouvoir les sortir de son entreprise, malgré tous les effets secondaires que cela engendre.
Mais lorsque la superstar Hannah Geist tombe malade, Syd s'injecte de son sang et se retrouve contaminé par un virus mortel...


Dans ce premier long-métrage, on retrouve toutes les thématiques chères à David Cronenberg : la chair, les mutations génétiques, une sexualité déviante ainsi qu'un rapport aux machines tout particulier.


Mais si papa s'amuse à situer ses intrigues dans un univers contemporain facilitant l'implication du spectateur, le fils essaie de jouer au plus malin en esthétisant à outrance son film, à grand renfort de blanc sur tous les murs, d'un espèce de minimalisme arty d'où ressortent les teintes rouges bien présentes dans cette péloche.


Alors forcément, même si les thématiques abordées sont pertinentes (le rapport à l'humain jusqu'a ses défauts, l'amour dévorant que l'on peut porter aux stars et à notre identification à ces dernières), le gore, les seringues et le sexe, bien que sous-jacentes sont très présentes, un grand nombre de défauts vient ternir cet Antiviral.


L'interprétation n'est pas en cause, cela reste très bon, en particulier le jeune Caleb Landry Jones, mais le dernier acte du film, alors qu'une vraie course contre la montre est censée se jouer réussit l'exploit d'être la demi heure la plus chiante et décousue que j'ai eu l'occasion de voir cette année.


C'est fort dommage, car le reste du métrage est très recommandable, à condition de faire fi de la tendance agaçante qu'ont les jeunes réalisateurs à vouloir se croire au delà de leur sujet, pensant qu'une histoire décousue passera mieux si elle est bien emballée...


3

 

Avis sur le Bluray

 

En parlant d'emballage, le Bluray édité par TF1 est à l'avenant, proposant un master de très bonne facture, offrant un bon piqué malgré les teintes froides du film. On préférera toutefois la version originale, mieux mixée et surtout plus agréable à écouter que le doublage français vraiment calamiteux.
Quant aux bonus, on retrouve près d'une heure de Making-of, de scènes coupées et une interview très informative du réalisateur.

 

 

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