Critique Carmilla

Publié le par Avenue De L'Horreur

Auteur : Sheridan Le Fanu
Illustrateur : Isabella Mazzanti
Pages : 192
Editeur : Soleil
Collection : Métamorphose
Date de sortie : octobre 2014
Pays : France
Saga : /

« Deux grand yeux s’approchèrent de mon visage, et, soudain, je ressentis une douleur fulgurante, comme si deux grandes aiguilles espacées de quelques pouces seulement s’enfonçaient profondément dans ma poitrine.
Je me réveillais en hurlant. La chambre était éclairée par la chandelle qui était restée allumée toute la nuit, et je vis une silhouette féminine au pied de mon lit, un peu sur la droite.

Avis de JennDidi

Métaphore implacable de l’amour interdit, Carmilla – le plus célèbre roman de l’écrivain irlandais Sheirdan Le Fanu – est une œuvre majeure de la littérature vampirique du XIXe siècle. Bram Stocker reconnaîtra plus tard la dette qu’il a envers son compatriote lors de la parution, e 1897, de Dracula, roman devenu culte. »
A l’occasion du 200e anniversaire de l’auteur Sheridan Le Fanu, les éditions Soleil ont décidé de publier son œuvre, Carmilla, écrit en 1872, agrémenté d’illustrations fascinantes.
Carmilla est un roman avec, comme héroïne principale, une vampire. Pour l’époque, le roman est entraînant et l’histoire surprenante. Oui mais voilà, pour l’époque… De nos jours, on ne peut pas oublier que c’est grâce notamment à cet auteur que nous avons aujourd’hui de très bons livres et films vampiriques mais pour quelqu’un qui a justement l’habitude de lire des romans actuels, l’histoire met un peu trop de temps à avancer.

Laura, fille unique d’un gentilhomme anglais, fait la rencontre de Carmilla, une jeune femme d’une beauté sublime dont la parente laisse la garde à son père le temps de régler certains problèmes. Laura et Carmilla s’entendent très bien mais, rapidement, la fille du gentilhomme commence à souffrir de langueur. C’est d’autant plus inquiétant que des jeunes femmes périssent non loin du château où la famille a élu domicile…

Camilla est une très bonne histoire qui manque peut-être un petit peu de piquant pour devenir réellement un très bon livre. Cependant, pour l’époque (encore une fois), c’est très bien écrit. Les illustrations d’Isabella Mazzanti apportent un petit plus à l’histoire car on peut mettre des visages sur les noms, et certaines actions sont très bien réalisées. Un petit bémol tout de même : certaines images sont très bizarres et ne correspondent pas au récit…

L’histoire de ces deux jeunes femmes est assez émouvante et le lecteur se rendra rapidement compte que Le Fanu aborde le thème de l’amour interdit entre deux personnes du même sexe. Les mots utilisés nous prouvent que Carmilla fait des avances à Laura, et que cette dernière pourrait bien se laisser faire...

Carmilla devient complètement addictif aux ¾ du livre avec l’apparition d’un personnage un peu spécial, le général Spieldorf, un très bon ami du père de Laura qui a perdu sa fille récemment d’une maladie étrange. De plus, on aura beaucoup plus de précision sur l’histoire de la vampire, qui est totalement captivante.

En bref, ce roman illustré est une œuvre qu’il faut avoir dans sa bibliothèque malgré un grand manque de suspense et des illustrations qui ne seront, par moment, pas en raccord avec l’histoire.

Critique Carmilla

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