Test Escape Dead Island [Xbox 360]

Publié le par Avenue De L'Horreur

Type de jeu : Survival Horror / Action
Éditeur : Deep Silver
Développeur : Fatshark
Date de sortie France : 20 novembre 2014
Classification : PEGI 18
Multijoueur : Non
Testé sur : Xbox 360
Existe aussi sur : PC, Ps3
Testeur : Zabou

Note

Après le premier Dead Island qui s’est vite imposé comme un incontournable, Deep Silver nous a livré un nouvel opus, Dead Island Riptide, qui s’il n’innovait pas a su ravir les fans. En attendant la suite officielle pour 2015 sur consoles nouvelles générations, un tout nouveau segment vient rejoindre rangs. Escape Dead Island change légèrement de registre, en lieu et place du bon vieux FPS, nous voilà face à un jeu à la troisième personne qui mise cette fois sur le cel-shading !

Attendu par les fans, ce nouveau titre s’impose comme étant le lien entre les opus déjà sortis et celui tant attendu l’année prochaine. Mais en est-il pour autant incontournable ?

Avant de faire le grand saut et de passer sur les consoles nouvelles générations, la franchise Dead Island a voulu s’offrir un dernier passage. Graphiquement tout le monde le comprendra dès les premiers pas dans le jeu, cet ultime voyage est plus que dépassé. Si l’option du cel-shading aurait très bien pu se justifier, il suffit de regarder le résultat des deux saisons de The Walking Dead de Telltale, il n’en est rien, car le rendu est plus que passable. Les traits sont grossiers, et le jeu ne propose aucun détail. Les couleurs sont très, voire trop, flashy, mais dans l’ensemble, elles s’accordent bien avec l’univers. Il est juste dommage que pour une dernière sortie, elle soit aussi mal soignée.

Mais comme le graphisme ne fait pas tout dans un jeu, je préfère me tourner maintenant sur le contenu lui-même. Le prologue est tout bonnement la partie que j’ai préféré, avec un bon côté défouloir, il offre des phases jeux prenantes, et semble nous promettre une aventure des plus riches, pourtant…

Oublier tout ce que vous saviez sur la licence, cet opus est bel et bien à part. Terminés les niveaux à gravir, les multitudes d’armes à ramasser, les zombies qu’on prenait plaisir à découper, les ingrédients à avaler pour se soigner, l’univers très vastes, les villages à visiter, etc… Ici nous sommes sur une île, mais la carte du jeu est très petite, et le gamer comprend bien vite que les allers-retours vont être au cœur de son gameplay. La mise en marche est un peu longue, la rencontre avec les premiers zombies se fait attendre, et seul un appareil photo permet de prendre son mal en patience. Toutefois, la mise en scène surprenante est un vrai réconfort et chacun voudra en savoir plus. Si vous êtes fan de la série Lost, sachez que vous allez être aux anges.

Quand enfin la rencontre a lieu, elle laisse des traces.

La difficulté est assez mal dosée, chaque zombie croisé peut très vite avoir votre peau. Comme l’arsenal d’armes est plus que limité (les armes s’obtenant au fil du jeu) et que notre personnage a parfois bien du mal à s’orienter durant un combat, il faut s’habituer à mourir très vite. Il en va de même pour les infectés spéciaux tel le boucher qui auront vite fait de stopper notre chemin, et qui en feront rager plus d’un. La répartition des points de sauvegarde n’est pas forcément judicieuse. Quand l’action est absente, ils s’enclenchent fréquemment, mais après un combat avec plusieurs zombies, il faut parfois faire l’impasse dessus, et prier pour ne pas croiser trop tôt la route d’un nouveau groupe.

Le plus intéressant dans ce gameplay reste l’aspect infiltration qui nous était étranger jusque-là. C’est assez jubilatoire de se faufiler dans le dos d’un mort-vivant et lui enfoncer brutalement notre arme dans la gorge.

Avant de clore ce test, il m’est impossible de ne pas revenir sur le scénario. Passionnant dans les premiers instants, il devient malheureusement confus au fil de la progression. Notre personnage semble hanté par des visions bien étranges ce qui n’est pas sans rappeler The Evil Within. Là encore le travail n’a pas été assez poussé, et au lieu d’y triouver de l’intérêt on y voit qu’un passage inutile. Personnellement j’ai vite décroché ne me fixant que sur le monde à explorer et ma propre survie.

Le lien entre les différents opus reste donc plus que flou !

Frustrant, voilà ce qui qualifie le plus justement Escape Dead Island. Les promesses étaient nombreuses, malheureusement elles n’ont pas été tenues comme nous étions en droit de le faire.   

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